« Concilier souveraineté alimentaire, compétitivité économique et promotion du consommer local, afin de bâtir une agriculture résiliente, performante et tournée vers la satisfaction durable des besoins des populations ».

Lors de ce rendez-vous inscrit désormais dans l’agenda gouvernemental furent présents, ce 29 janvier 2026. les Ministres Serigne Guèye DIOPi, Khady Diene GAYE ; et la porte-parole du gouvernement, Marie Rose FAYE. A cette occasion, ont été présentées les grandes lignes de la politique agricole et commerciale destinée à renforcer durablement la production nationale.
POLITIQUE AGRICOLE ET COMMERCIALE
Elle repose sur une régulation maîtrisée des importations et sur une meilleure la valorisation des filières locales.
L’objectif affiché est de consolider la souveraineté alimentaire tout en dynamisant l’économie agricole. Cette orientation s’appuie notamment sur un mécanisme de régulation des importations des produits de première nécessité. Celui-ci a pour vocation de protéger les producteurs nationaux et de structurer les filières agricoles dans la durée.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie Serigne Gueye Diop est revenu sur les mesures prises par le gouvernement pour garantir la sécurité alimentaire du pays avec l’objectif d’atteindre l’autosuffisance en ognons et en pommes de terre d’ici 2027.
CAMPAGNE D’OGNONS 2025
Les importations suspendue pendant neuf mois consécutifs,
Ce dernier rappelle que le Sénégal est resté neuf mois sans importer d’ognons. « Cette année, nous sommes presque arrivés à 75% de couverture pour l’ognon. Les Sénégalais consomment 350.000 tonnes d’ognons et 150.000 tonnes de pommes de terre. A l’horizon 2027, l’objectif est clair : atteindre l’autosuffisance en pommes de terre et en ognons » releve Dr DIOP.*
Au regard de ces volumes, le gouvernement s’est fixé un objectif qu’il juge à la fois ambitieux et réaliste. Il s’agit d’assurer l’autosuffisance totale pour ces deux spéculations d’ici à 2027.
REGULATION DU MARCHE RIZICOLE ET SECURISATION DES STOCKS
Dr DIOP a annoncé la levée de l’interdiction d’importation du riz brisé. Il a toutefois précisé que cette décision s’inscrit dans un cadre strictement encadré. Les opérateurs économiques sont désormais tenus de privilégier l’achat de la production locale avant toute autorisation d’importation. Cette mesure vise à garantir l’écoulement des stocks nationaux et de sécuriser les revenus des producteurs.
Le ministre s’est également voulu rassurant quant à la disponibilité des stocks. Avec une consommation mensuelle estimée à 100 000 tonnes, le Sénégal dispose actuellement d’un stock stratégique d’environ 400 000 tonnes. Ce volume offre une marge de sécurité confortable pour satisfaire la demande intérieure.
ARACHIDE
Le pays a enregistré actuellement une forte production. « Nous n’avons pas interdit son exportation. Nous souhaitions d’abord permettre à la SONACOS et à nos huiliers de s’approvisionner. Mais le pays est désormais en train de préparer les exportations avec la Chine. Nous ne pouvons pas développer l’économie du pays sans protéger la production locale a -t-il précisé.
CAROTTE
Gel des importations a été effectué depuis le 10 décembre 2025. La couverture : la carotte locale a approvisionné le marché 10 mois en 2024 soit de nov. 2024 à sept. 2025.
BANANE
Gel des importations, pendant trois mois pour la phase pilote, a partir du 1er septembre 2025, soit 25 000 t livrées. L impact s est traduit par la hausse des revenus producteurs et création d’emplois.
MAIS
Un protocole d’accord et contrats ont été signés pour la commercialisation de 25 000 t dans les zones de production.
RENFORCEMENT DES INFRASTRUCTURES DE CONSERVATION
Dans le cadre de la modernisation de la chaîne de valeur agricole, le ministre a annoncé l’acquisition de vingt chambres froides, qui seront déployées dans les principales zones de production du pays. Ces infrastructures permettront de réduire les pertes post-récolte, d’améliorer la conservation des produits et d’accroître leur compétitivité sur les marchés national et international
COUVRIR L’ENSEMBLE DES CHAINES DE VALEUR, DES SEMENCES JUSQU’A LA COMMERCIALISATION.
130 milliards de FCfa pour appuyer le secteur agricole
La porte-parole du gouvernement Rose Khady FAYE a détaillé un plan de financement massif destiné à soutenir les filières stratégiques. Cette enveloppe, intégralement déployée sous forme de subventions, vise à consolider l’autonomie productive du Sénégal face aux défis alimentaires.
Selon la porte-parole du gouvernement, cette approche globale et concertée témoigne de la volonté des pouvoirs publics de « préserver les revenus des producteurs et garantir un approvisionnement régulier des marchés nationaux ». Cette enveloppe se répartit entre plusieurs postes-clés, reflétant une logique d’intervention systémique.
Près de 44,9 milliards de FCfa sont alloués aux semences, couvrant les filières arachide, céréales, pomme de terre et autres cultures vivrières. Les engrais minéraux absorbent 64,96 milliards de FCfa, soulignant l’importance accordée à la fertilité des sols et au rendement.
La mécanisation, les équipements et les services agricoles bénéficient de 13 milliards de Fcfa tandis que les protections phytosanitaires reçoivent 2,52 milliards de FCfa. Des cultures spécifiques comme le coton et la banane se voient attribuer 5,5 milliards de FCfa, et des postes tels que l’appui-conseil, les volontaires agricoles et les assurances agricoles complètent ce budget avec respectivement 2,1 milliards et 1,3 milliard de FCfa.
